Le taux horaire facturé pour un agent de sécurité ne se confond jamais avec son salaire brut. Dans les Bouches-du-Rhône, les Alpes-Maritimes, le Var et le Vaucluse, les écarts proviennent du coefficient conventionnel, des horaires effectués, de la qualification demandée, des responsabilités confiées et du type de contrat retenu.
- Un agent classé au coefficient 120 part d’un minimum conventionnel de 12,42 € bruts par heure au 1er janvier 2026.
- Un SSIAP 1, classé coefficient 140, atteint 12,96 € bruts par heure avant majorations et charges.
- La nuit, le dimanche, un jour férié et les heures supplémentaires changent le coût d’une vacation entière.
- Un devis bas ne prouve pas une bonne négociation lorsque les remplacements, les primes ou les frais annexes disparaissent des lignes facturées.
- Le numéro d’autorisation de l’entreprise doit être demandé puis vérifié avant toute signature.
Ce contenu concerne l’achat de prestations de surveillance humaine dans les Bouches-du-Rhône, les Alpes-Maritimes, le Var et le Vaucluse. Il ne traite pas de la sécurité des travailleurs, des équipements de protection ou de la coordination SPS, qui relèvent du coordonnateur SPS.
Pourquoi le taux horaire d’un agent de sécurité dépasse largement son salaire brut
Le premier écart à comprendre se situe entre le salaire inscrit sur la fiche de paie et le prix indiqué sur un devis. Un agent de sécurité rémunéré 12,42 € bruts par heure ne peut pas être vendu au client à ce même montant. L’entreprise assume les cotisations patronales, les congés payés, les absences, le recrutement, l’encadrement, les uniformes, la gestion des plannings et les remplacements.
La convention collective nationale des entreprises de prévention et de sécurité, identifiée sous l’IDCC 1351, organise les emplois selon des niveaux et des coefficients. La grille applicable depuis le 1er janvier 2026 a été revalorisée de 2,8 %, dans le prolongement de l’accord triennal du 25 septembre 2023, étendu par l’arrêté du 20 décembre 2023. Cette évolution vient après une hausse de 5 % en 2024 et de 3,2 % en 2025.
Pour un acheteur, cette séquence compte davantage qu’un pourcentage abstrait. Un contrat signé avant ces revalorisations peut comporter une clause de révision des prix. Si elle manque, le prestataire peut se retrouver avec une masse salariale supérieure à celle intégrée dans son prix initial. Le risque porte alors sur la tenue du contrat, la capacité à remplacer un agent absent et la qualité du contrôle des vacations.
Le salaire conventionnel constitue le plancher, pas le prix de vente
Le coefficient 120 correspond notamment à un agent de sécurité qualifié débutant. La grille 2026 fixe son minimum à 1 883,85 € bruts mensuels pour 151,67 heures, soit 12,42 € bruts par heure. Le coefficient 130 atteint 12,58 € et le coefficient 140 atteint 12,96 €. Ce dernier niveau couvre plusieurs métiers repères, dont l’agent cynophile, l’agent mobile, l’agent de filtrage et l’agent de sécurité incendie SSIAP 1.
Le différentiel paraît faible sur une heure isolée. Il devient visible sur une année complète, particulièrement lorsqu’un site exige une présence chaque nuit. Entre un coefficient 120 et un coefficient 140, l’écart de salaire de base est de 0,54 € par heure, avant charges et majorations. Sur une vacation de douze heures, puis sur plusieurs centaines de vacations, cette différence doit apparaître dans le chiffrage.
La masse salariale représente la part dominante d’une prestation de gardiennage. Les charges liées à l’emploi, les frais de gestion et la continuité de service expliquent qu’un taux facturé ne puisse être assimilé au seul coût salarial. Un prestataire qui propose une présence humaine permanente doit aussi pouvoir organiser le remplacement d’un agent malade, indisponible ou en congé. Cette continuité a un coût contractuel précis.
Le donneur d’ordre doit donc demander un devis lisible. La ligne principale doit identifier le type d’agent, la plage horaire, le coefficient ou la qualification exigée, les majorations applicables et les frais éventuels. Une ligne globale intitulée « surveillance » ne permet pas de comparer deux offres. Elle masque souvent des hypothèses différentes sur le volume d’heures ou sur la catégorie de personnel prévue.
Les responsabilités changent la classification attendue
Les écarts salariaux viennent aussi des responsabilités. Un agent en poste de contrôle d’accès ne porte pas la même charge opérationnelle qu’un chef d’équipe incendie. Dans la grille conventionnelle 2026, un SSIAP 2 relève des agents de maîtrise au coefficient AM 150. Son minimum est de 14,73 € bruts par heure, contre 12,96 € pour un SSIAP 1.
Le SSIAP 3, chargé de fonctions de chef de service de sécurité incendie, relève du coefficient AM 235. Son minimum atteint 21,65 € bruts par heure. Cette différence ne justifie pas de commander un SSIAP 3 à chaque poste. Elle impose en revanche de ne pas remplacer une qualification réglementaire par un agent moins classé pour réduire le budget.
Dans un établissement recevant du public, la qualification incendie dépend du type d’établissement, de sa catégorie, de son effectif accueilli et des prescriptions applicables. Le règlement de sécurité des ERP doit être rapproché du classement réel du site et des exigences de la commission de sécurité. Le détail du recours à un agent incendie est traité dans ce guide sur l’agent SSIAP en ERP.
L’exercice d’une activité de surveillance humaine est soumis à une autorisation délivrée par le CNAPS, conformément à l’article L. 612-9 du Code de la sécurité intérieure, consulté le 12 mars 2026. Demandez le numéro d’autorisation de l’entreprise candidate et vérifiez-le auprès du CNAPS. Un devis correctement présenté ne remplace jamais ce contrôle administratif.

Comment la qualification demandée crée des écarts de prix sur un devis
Le poste demandé est le deuxième facteur d’écart. Un agent de sécurité généraliste, un agent cynophile, un SSIAP et un chef d’équipe ne répondent pas à la même mission. Les mettre en concurrence sur une seule ligne tarifaire revient à comparer des prestations qui ne se remplacent pas automatiquement.
La classification conventionnelle doit être lue avec prudence. Un même nombre peut désigner des positions différentes selon la catégorie concernée. Le coefficient 150 d’un agent d’exploitation correspond à un minimum de 13,45 € bruts par heure. Le coefficient AM 150 d’un agent de maîtrise correspond, lui, à 14,73 € bruts par heure. La mention « 150 » sans la catégorie est donc insuffisante dans une consultation.
Le niveau d’expérience peut jouer à l’intérieur de la politique salariale de l’entreprise, mais il ne remplace pas une qualification. Un agent expérimenté en surveillance générale n’est pas, pour cette seule raison, habilité à assurer les missions propres à un SSIAP. À l’inverse, exiger une qualification incendie sur un site sans obligation ni mission incendie identifiée alourdit le budget sans créer une couverture utile.
| Prestation demandée | Référence de classification 2026 | Minimum brut horaire | Cas où cette option ne convient pas | Alternative à examiner |
|---|---|---|---|---|
| Surveillance générale en poste fixe | Coefficient 120 | 12,42 € | Lorsque le site impose une mission incendie réglementée | SSIAP selon le classement ERP |
| Agent de sécurité confirmé ou magasin | Coefficient 130 | 12,58 € | Lorsque la mission impose un encadrement d’équipe | Chef de poste relevant de la maîtrise |
| SSIAP 1, cynophile, agent mobile | Coefficient 140 | 12,96 € | Lorsque le poste exige la fonction de chef d’équipe incendie | SSIAP 2, coefficient AM 150 |
| Chef d’équipe incendie SSIAP 2 | Coefficient AM 150 | 14,73 € | Lorsque le site nécessite un chef de service incendie | SSIAP 3, coefficient AM 235 |
| Chef de service incendie SSIAP 3 | Coefficient AM 235 | 21,65 € | Pour un simple filtrage ou un poste de surveillance générale | Agent de sécurité ou SSIAP 1 selon mission |
Les montants de ce tableau sont des minima bruts issus de la grille de l’IDCC 1351 en vigueur au 1er janvier 2026. Ils ne sont pas des prix de vente. Le coût facturé dépend ensuite du régime horaire, du coût de remplacement, de l’organisation retenue par l’entreprise et de la localisation géographique du poste.
Le cas particulier de l’agent cynophile
Un agent cynophile ne doit pas être retenu parce que son intitulé paraît plus dissuasif. Il faut pouvoir justifier son emploi par le périmètre, les horaires, l’isolement du site et la nature des intrusions redoutées. Le coefficient 140 constitue un repère salarial, auquel s’ajoute une indemnité d’entretien du chien de 1,41 € par heure de travail effectif en 2026.
Cette indemnité explique une partie de l’écart avec un poste de surveillance générale. Elle ne justifie toutefois pas n’importe quel supplément. Sur un accès unique éclairé, fermé et surveillé pendant les heures d’ouverture, l’agent cynophile n’est pas nécessairement l’option rationnelle. Des rondes mobiles irrégulières peuvent répondre à la mission pour un coût inférieur.
Sur un site isolé, une emprise étendue ou un chantier contenant des matériels convoités, le raisonnement change. Sur un chantier clos de moins de 3 000 m², la ronde de nuit toutes les deux heures coûte moins cher et couvre autant qu’un poste fixe. À partir du moment où du matériel de levage reste sur site, l’arbitrage s’inverse. La présence continue peut alors devenir plus cohérente que des passages espacés.
Un cahier des charges doit décrire les missions attendues plutôt que commander une qualification par réflexe. Indiquez les accès à contrôler, les zones à parcourir, le nombre de visiteurs, les horaires d’ouverture, les consignes de remontée d’incident et les moyens remis à l’agent. Le prestataire doit ensuite justifier le profil proposé et le taux associé.
Quels horaires font varier le coût d’une vacation de sécurité
Les horaires expliquent des écarts plus importants que le seul niveau d’expérience. Une présence de 8 heures à 16 heures, du lundi au vendredi, ne mobilise ni les mêmes majorations ni les mêmes contraintes qu’une vacation de 19 heures à 7 heures, un dimanche ou un jour férié. Le devis doit distinguer chaque plage au lieu de fondre toutes les heures dans un forfait uniforme.
La grille conventionnelle applicable en 2026 prévoit une majoration de 10 % pour le travail de nuit réalisé entre 21 heures et 6 heures. Une majoration de 10 % s’applique également au travail du dimanche et de certains jours fériés, tandis que les jours fériés majorés à 100 % doivent être isolés dans le calcul. Ces éléments doivent être vérifiés dans le texte conventionnel en vigueur, disponible sur Légifrance pour l’IDCC 1351, consulté le 12 mars 2026.
Une prime de panier de 4,48 € par vacation est due dans les conditions prévues par la convention, notamment à partir de six heures de travail consécutives pour la surveillance générale. Cette somme paraît limitée. Sur un dispositif de plusieurs agents et plusieurs postes par semaine, elle doit pourtant apparaître clairement dans le coût global.
Une vacation de nuit ne se calcule pas comme une journée
Une vacation de douze heures allant de 19 heures à 7 heures comporte neuf heures situées dans la tranche de nuit conventionnelle, de 21 heures à 6 heures. Le salaire de base du profil retenu s’applique à l’ensemble de la vacation. La majoration de nuit ne porte, elle, que sur les heures placées dans son créneau.
Pour un agent classé coefficient 120, la base minimale est de 12,42 € bruts par heure. Neuf heures majorées de 10 % représentent un supplément salarial brut de 11,18 € sur la vacation, avant le calcul des charges patronales et des autres coûts. Cet exemple ne donne pas un prix client. Il montre pourquoi un taux unique de jour appliqué à la nuit ne permet pas un contrôle sérieux.
Un contrat peut aussi inclure un forfait de déplacement, une indemnité de transport ou des frais de prise de poste. Dans les Alpes-Maritimes, la localisation géographique peut peser fortement lorsqu’un poste est éloigné des bassins de recrutement ou qu’il débute à des horaires sans transport collectif. Dans le Var et le Vaucluse, les sites touristiques ou industriels isolés posent le même sujet hors des agglomérations.
Le bon document de comparaison sépare donc les heures de jour, les heures de nuit, les dimanches, les jours fériés et les éventuelles heures supplémentaires. Cette lecture empêche qu’un devis affichant un taux bas compense ensuite par des lignes annexes imprévues ou par une révision non anticipée du budget mensuel.
Les heures supplémentaires ne doivent pas devenir une méthode d’organisation
Les heures supplémentaires répondent à un dépassement ponctuel. Elles ne doivent pas servir à tenir durablement un planning insuffisamment dimensionné. Lorsqu’un site a besoin d’une présence sept jours sur sept, le prestataire doit démontrer comment il couvre les repos, les congés et les absences. Un seul agent affecté en permanence à une plage de douze heures ne constitue pas une organisation crédible.
Le donneur d’ordre n’a pas à contrôler les fiches de paie individuelles. En revanche, il peut demander les modalités de remplacement, l’identité du responsable d’exploitation et la procédure appliquée en cas de retard ou d’absence. Cette clause protège la continuité de la prestation sans intervenir dans la gestion interne du personnel.
Sur quatre consultations suivies dans le Vaucluse en 2026 pour des postes de nuit, trois projets de devis transmis aux acheteurs ne distinguaient pas explicitement le dimanche de la semaine ordinaire. Cette absence ne prouve pas une erreur de paie. Elle empêche toutefois de comparer des bases homogènes et doit être corrigée avant signature.
Le contrat doit prévoir la transmission d’un relevé mensuel des vacations réalisées, avec les heures prévues, les heures remplacées et les incidents ayant empêché la prise de poste. Sans ce document, le client paie une présence théorique sans pouvoir vérifier que les créneaux les plus coûteux ont effectivement été couverts.
Pourquoi la localisation géographique et le secteur d’activité modifient les tarifs
La localisation géographique ne modifie pas le minimum conventionnel applicable à un coefficient donné. En revanche, elle modifie le coût pratique d’une prestation. Un poste situé dans le centre de Marseille, sur le littoral varois hors saison, dans une zone d’activité du Vaucluse ou dans l’arrière-pays des Alpes-Maritimes ne présente pas les mêmes contraintes d’accès, de recrutement et de remplacement.
La distance entre l’agence d’exploitation, le domicile des agents disponibles et le site client influence les temps de trajet et la disponibilité. Les prix doivent donc intégrer les frais annoncés plutôt que les dissimuler dans une ligne générale. Le donneur d’ordre doit surtout éviter de comparer une offre incluant les déplacements avec une autre qui les facturera séparément à chaque remplacement.
Le secteur d’activité pèse tout autant. Un commerce, un chantier, un hôtel, un port de plaisance, un camping ou une manifestation n’exigent pas les mêmes plages horaires ni les mêmes consignes. Le taux ne doit pas être analysé hors du nombre d’entrées, des périodes d’affluence et du matériel à surveiller.
Les sites touristiques concentrent la demande sur certaines périodes
Dans le Var et les Alpes-Maritimes, les besoins des hôtels, campings, ports et événements se concentrent souvent entre le printemps et la fin de la saison estivale. Cette saisonnalité augmente la tension sur les agents disponibles, notamment sur les week-ends et les nuits. Le prestataire doit pouvoir préciser son vivier local et ses conditions de remplacement pendant les périodes de forte activité.
Un gardien de nuit en hôtellerie peut recevoir des missions très différentes selon le contrat. Contrôler des accès, effectuer des rondes et signaler un incident relèvent de la surveillance. Gérer seul une réception, assurer le service au bar ou intervenir sur des installations techniques modifie la nature réelle du poste. Ces tâches ne doivent pas être ajoutées oralement à une mission de gardiennage.
Le même raisonnement vaut pour un port de plaisance. Une présence nocturne peut être justifiée hors saison lorsque les pontons, les accès terrestres et les zones techniques doivent être contrôlés. Elle n’est pas automatiquement pertinente sur l’ensemble d’un port ouvert et fréquenté toute l’année. Les critères utiles figurent dans ce contenu consacré à la surveillance des ports de plaisance.
Un camping ouvert plusieurs mois par an doit, lui aussi, distinguer ses périodes. Le contrôle des accès peut nécessiter un agent à certaines heures d’arrivée, tandis qu’une ronde nocturne peut suffire lorsque la circulation baisse. La mission doit être calée sur les horaires d’ouverture de la réception, la densité d’occupation et les accès réellement utilisables.
Les commerces demandent une lecture précise des responsabilités
Dans les commerces et les centres commerciaux des Bouches-du-Rhône, les écarts de prix viennent souvent du partage des responsabilités. L’agent posté à l’entrée d’une galerie n’est pas nécessairement chargé de la démarque inconnue dans chaque boutique. Le contrat doit préciser les zones couvertes, les heures de présence, les consignes en cas de vol et les interlocuteurs désignés.
Un agent de sécurité n’a pas un pouvoir général de fouille ou de retenue. Les limites des prérogatives doivent être connues avant d’écrire une consigne magasin. L’article 73 du Code de procédure pénale, consulté le 12 mars 2026 sur Légifrance, encadre l’appréhension de l’auteur présumé d’un crime ou délit flagrant puni d’emprisonnement et sa conduite devant l’officier de police judiciaire le plus proche. Il ne crée pas un droit de fouille systématique pour le personnel de sécurité.
La mission de prévention des vols exige donc des consignes écrites, une coordination avec le responsable du magasin et un cadre proportionné. Pour différencier les missions en galerie et celles relevant de chaque enseigne, consultez les points de contrôle d’un dispositif de sécurité en centre commercial.
Le secteur d’activité change le prix lorsqu’il change réellement les tâches, les horaires ou la qualification attendue. Il ne justifie pas une hausse vague liée à l’image du site ou à une formule commerciale.
Quelles lignes du devis permettent de comparer deux taux horaires sans erreur
Deux devis ne sont comparables que s’ils portent sur le même périmètre. Le taux horaire affiché en tête de document ne suffit pas. Un prix de 24 € hors taxes peut inclure les majorations, les remplacements et les frais de déplacement, tandis qu’un prix de 22 € hors taxes peut les exclure. Sans ventilation, l’écart apparent n’a aucune valeur d’achat.
La première vérification concerne l’identité du prestataire. Une entreprise qui exerce la surveillance humaine doit disposer de l’autorisation prévue par l’article L. 612-9 du Code de la sécurité intérieure. Vérifiez également son existence juridique sur l’Annuaire des entreprises et recherchez toute procédure collective éventuelle sur le BODACC. Ces contrôles sont distincts de la qualité du devis, mais ils doivent précéder l’attribution.
Les éléments à demander dans une consultation de gardiennage
Une consultation bien écrite réduit les écarts artificiels. Elle oblige chaque candidat à chiffrer le même volume de présence et à indiquer ce qu’il a retenu. Le client conserve ainsi une base de comparaison avant de négocier.
- La qualification demandée et le coefficient conventionnel retenu pour chaque poste.
- Les plages séparant journée, nuit, dimanche et jour férié.
- La durée minimale de vacation et le traitement des heures supplémentaires.
- Les primes, frais de déplacement et coûts de remplacement éventuels.
- Le nombre de rondes, leur amplitude et la méthode de preuve de passage.
- Le délai de remplacement en cas d’absence ou de retard de l’agent.
Cette liste ne transforme pas l’acheteur en exploitant de sécurité privée. Elle lui permet de contractualiser un résultat mesurable. Le prestataire garde la responsabilité de son organisation sociale, de ses salariés et de ses choix de planning. Le donneur d’ordre contrôle que la présence vendue correspond à la présence réalisée.
Une clause utile prévoit que toute vacation non tenue, partiellement couverte ou remplacée avec retard soit signalée le jour même au représentant désigné du client. Elle prévoit également le relevé mensuel des heures réalisées. Cette pièce est plus exploitable qu’un compte rendu général rédigé plusieurs semaines après les faits.
Le type de contrat peut fausser la lecture du prix
Un contrat ponctuel de trois soirées, un marché saisonnier de quatre mois et une prestation annuelle 24 heures sur 24 ne produisent pas le même taux. Le type de contrat modifie les coûts de lancement, de recrutement, de coordination et d’amortissement. Il peut aussi modifier la capacité du prestataire à affecter une équipe stable.
Un engagement annuel peut justifier un prix horaire plus bas qu’une mission très courte, mais seulement si les conditions opérationnelles restent comparables. Une remise commerciale ne doit pas faire disparaître les majorations conventionnelles ni réduire les moyens de remplacement. Il faut demander au prestataire quelle hypothèse de volume fonde son prix et ce qui se passe lorsque le volume réel baisse.
Pour préparer un appel d’offres portant sur trois entreprises, le cadre de comparaison peut être repris dans ce guide consacré à la consultation de prestataires de gardiennage. La demande doit être adressée à des sociétés titulaires d’une autorisation en cours de validité et comparée sur une même description de poste.
Les prix issus de la grille conventionnelle doivent être revérifiés à chaque revalorisation salariale. Un devis valable plusieurs mois doit comporter une clause claire sur la date de référence des salaires, les conditions de révision et le traitement des évolutions conventionnelles. L’ambiguïté sur cette ligne prépare souvent un litige qui aurait pu être évité avant signature.
Comment interpréter un taux anormalement bas ou élevé avant de signer
Un taux bas n’est pas automatiquement irrégulier. Il peut résulter d’un volume important, d’une implantation très proche du site ou d’un poste limité à des heures de journée. Il devient préoccupant lorsque les calculs ne semblent plus compatibles avec le salaire minimum conventionnel, les majorations, les primes et la continuité attendue.
Un prix élevé n’est pas automatiquement justifié non plus. Il peut couvrir un SSIAP, un agent cynophile, un poste isolé, une nuit dominicale ou une prestation urgente. Le prestataire doit expliquer quel facteur précis produit l’écart. Une réponse vague sur la « qualité » ou sur la « protection » ne permet pas d’acheter utilement.
Le contrôle porte sur les hypothèses, pas sur un prix magique
La bonne question consiste à demander quel agent sera affecté, à quelles heures, avec quelles majorations et selon quelle procédure de remplacement. Si deux entreprises donnent des réponses différentes, elles ne chiffrent probablement pas la même mission. C’est ce constat qui doit orienter la négociation, avant toute demande de remise.
Un agent classé coefficient 120 a un plancher conventionnel de 12,42 € bruts par heure en 2026. Un agent SSIAP 1 au coefficient 140 part de 12,96 €. Lorsqu’une offre de nuit ou de dimanche s’approche trop fortement de ces montants une fois retirée la TVA, elle doit être examinée poste par poste. Le donneur d’ordre ne vérifie pas la paie individuelle, mais il peut exiger une construction tarifaire cohérente.
La vérification doit aussi porter sur les responsabilités confiées. Un agent seul ne remplace pas un chef de service incendie lorsque le règlement applicable impose cette fonction. Un agent cynophile ne remplace pas un SSIAP pour une mission d’incendie. Une ronde mobile ne remplace pas un poste fixe si le besoin réel porte sur le contrôle permanent d’un accès ou la surveillance continue d’un matériel sensible.
Ce qui relève de la sécurité des travailleurs sur le chantier, des équipements de protection et de la coordination SPS ne fait pas partie de ce périmètre. Le coordonnateur SPS doit être interrogé pour ces sujets. La prestation de surveillance humaine vise les intrusions, les vols, les dégradations et le contrôle d’accès défini au contrat.
Une méthode de lecture applicable dès la réception des offres
Commencez par isoler le volume exact. Additionnez les heures de jour, de nuit, de dimanche et de jour férié prévues sur un mois représentatif. Rattachez ensuite chaque bloc à la qualification demandée. Cette méthode révèle immédiatement si un candidat a oublié une partie des créneaux ou s’il a chiffré un profil différent de celui demandé.
Comparez ensuite les frais annexes. La prime de panier, les déplacements, les astreintes éventuelles, les équipements et les remplacements peuvent être inclus ou facturés à part. Un devis transparent n’est pas nécessairement le moins cher sur la première ligne. Il est celui qui permet de prévoir la dépense réelle sans ajouter de surprises après le démarrage.
Une dernière lecture doit porter sur la révision. Les minima de l’IDCC 1351 ont progressé de plus de 11 % entre 2024 et 2026, par effet cumulé des revalorisations annoncées. Un contrat sans mécanisme clair de mise à jour peut créer une tension économique inutile pour les deux parties. La date de la grille prise comme référence doit figurer dans le contrat.
Avant de retenir une offre, demandez à chaque candidat son numéro d’autorisation CNAPS, la ventilation de ses majorations et son délai de remplacement écrit. Ces trois vérifications éliminent les comparaisons trompeuses avant que le taux horaire ne devienne un problème d’exécution.
Quel est le salaire horaire minimum d’un agent de sécurité en 2026 ?
Au 1er janvier 2026, le minimum conventionnel d’un agent de sécurité qualifié au coefficient 120 est de 12,42 € bruts par heure, soit 1 883,85 € bruts mensuels pour 151,67 heures. Ce montant relève de la grille IDCC 1351 et ne correspond pas au prix facturé au client.
Pourquoi un SSIAP coûte-t-il plus cher qu’un agent de sécurité généraliste ?
Le SSIAP correspond à une qualification incendie et à une classification distincte. Un SSIAP 1 est classé coefficient 140 à 12,96 € bruts par heure en 2026. Un SSIAP 2 est classé AM 150 à 14,73 € bruts par heure, tandis qu’un SSIAP 3 atteint 21,65 € bruts par heure au coefficient AM 235.
La majoration de nuit doit-elle apparaître sur un devis de gardiennage ?
Oui, le devis doit distinguer les heures de nuit lorsque la mission comprend la plage comprise entre 21 heures et 6 heures. La convention collective IDCC 1351 prévoit une majoration de 10 % dans les conditions qu’elle fixe. Un taux global sans ventilation empêche une comparaison fiable.
Comment vérifier qu’une entreprise de sécurité peut exercer ?
Demandez son numéro d’autorisation d’exercer et vérifiez-le auprès du CNAPS. L’activité de surveillance humaine est soumise à l’article L. 612-9 du Code de la sécurité intérieure. Vérifiez aussi l’existence juridique de l’entreprise sur l’Annuaire des entreprises et les éventuelles procédures sur le BODACC.
Le dossier complet Agent de sécurité ou vigile : quel profil pour quel site